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Spiritualité Libre
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Alfarange
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MessagePosté le: Dim 26 Sep - 01:19 (2010)    Sujet du message: Spiritualité Libre Répondre en citant


_________________
Nul ne détient la Vérité dans ses mains, mais la Vérité nous tient dans la Sienne.


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MessagePosté le: Dim 26 Sep - 01:19 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Raziel2012


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MessagePosté le: Ven 8 Oct - 13:49 (2010)    Sujet du message: Spiritualité Libre Répondre en citant

Que Sait On Vraiment De La Realite







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Raziel2012


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MessagePosté le: Ven 8 Oct - 13:51 (2010)    Sujet du message: Spiritualité Libre Répondre en citant

LA MATIERE EST UNE ILLUSION




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Raziel2012


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MessagePosté le: Ven 8 Oct - 13:54 (2010)    Sujet du message: Spiritualité Libre Répondre en citant

Notre cerveau si fantastique (cours)




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MessagePosté le: Lun 9 Fév - 04:01 (2015)    Sujet du message: Spiritualité Libre Répondre en citant

Les pèlerins d'Arès ou révélation d'Arès est une secte classée dangereuse

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MessagePosté le: Lun 9 Fév - 20:00 (2015)    Sujet du message: Spiritualité Libre Répondre en citant

Anonymous a écrit:
Les pèlerins d'Arès ou révélation d'Arès est une secte classée dangereuse


https://whyweprotest.net/threads/les-pélerins-darès.79567/





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MessagePosté le: Sam 21 Fév - 06:39 (2015)    Sujet du message: Spiritualité Libre Répondre en citant

Il y a ceci de commun entre les réseaux sectaires et les réseaux pédophiles, c'est qu'ils sont sans cesse en quête de proies.

Les disciples de la révélation d'Arès ou pèlerins d'Arès, passent leur temps à recruter des proies comme des pédophiles.


 


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Anon
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MessagePosté le: Sam 21 Fév - 06:42 (2015)    Sujet du message: forum piraté par Anonymous Répondre en citant

"L’œil s’ouvre" ou "les pèlerins d’Arès" recouvrent une même entité, c’est-à-dire un groupe religieux fondé en 1974 à Arès, petite commune près de Bordeaux , en Gironde. "L’œil s’ouvre" est considéré comme dangereux dans le rapport parlementaire de 1996.
Michel Potay, le fondateur est né en 1929 ; ingénieur puis directeur d’usine à ses débuts, il quitte l’industrie et s’installe à Lyon comme "occultiste professionnel et psychothérapeute".
S’il s’est adonné au spiritisme dans son adolescence, il pratique toujours la guérison, impose les mains, conjure les mauvais sorts et a ses recettes pour soulager les souffrances et ennuis de toutes sortes. Dans les années soixante, il ferme son cabinet, se marie puis retrouve le chemin de la Foi chrétienne dans l’orthodoxie, se tournant vers l’Église Catholique Orthodoxe de France (ECOF).
Il est nommé diacre et fonde une paroisse à Bourges. Il quitte cette église en 1970, dit avoir été ordonné prêtre de l’Église Orthodoxe vivante le 14 Avril 1971 à Drama (Grèce) et consacré évêque le lendemain !
Il donne sa démission de cette église en 1973, tout en gardant le titre d’évêque et en poursuivant ses activités d’occultiste guérisseur.
C’est alors qu’en 1974 M Potay se dit être témoin de quarante apparitions de Jésus Christ, de nuit, à son domicile d’Arès, une ancienne hôtellerie isolée, aux murs élevés devenue "la Maison de la Révélation".
Dès lors , Michel Potay ne se considère plus comme évêque mais comme "un pèlerin qui a rencontré son Seigneur à Arès."
Les quarante révélations seront retranscrites en versets réunis en quarante chapitres dans un opuscule "l’Évangile donné à Arès ". Cet Évangile "prend place parmi les Écritures Saintes" et "vient les parfaire".
Le témoin s’y situe au terme de la lignée des Prophètes, Moïse, Isaïe, Elie, Jésus et Mahomet, ce qui laisse songeur. En 1977, Frère Michel annonce que Dieu, cette fois-ci, s’est manifesté à cinq reprises "d’un bâton lumineux … haut et mince comme une canne".
Paraît en 1978 "Le Livre" des messages dictés par Dieu, cinq "théophanies" regroupées en 50 chapitres. En 1984, "La Révélation d’Arès intégrale" est publiée, comprenant "l’Évangile donné à Arès" et "le Livre", base de la doctrine du groupe. Cette révélation sacralise le lieu et Arès devient alors centre de pèlerinage.
Dans la doctrine avancée, plusieurs thèmes sont développés. Le fondateur souhaite changer le monde et la révélation d’Arès recèle, en effet, les germes d’une dynamique de changement social. Il est contre toutes les idéologies politiques. Hostile de surcroît aux religions et à toute hiérarchie religieuse - "les professionnels de la religion sont inutiles" - il vénère la Bible et le Coran. Monothéiste convaincu, il rejette le culte des Saints. D’après lui, l’homme naît sans âme mais peut s’en créer une par sa foi en les messages donnés à Arès.
Arès devient alors la nouvelle Jérusalem et le lieu de pèlerinage rassemblant chrétiens, juifs et musulmans, tous vêtus de robes blanches. Une liturgie propre à Arès est inventée ainsi que des rites et pratiques religieuses qui empruntent à plusieurs religions. Les pratiques religieuses rappellent celles du musulman ; elles consistent en la récitation des prières trois fois par jour et une fois par nuit tourné vers Arès, à effectuer le pèlerinage à Arès durant l’été et à verser la dite dîme (5% des revenus). Cinq rites (rappelant les sacrements catholiques) doivent être respectés : baptême, mémoire du sacrifice, septième jour, épousailles et funérailles.
Arès se révèle bien plus qu’une simple entreprise commerciale : son atelier d’imprimerie où sont composés et imprimés à longueur d’années des milliers de livres et de brochures, crée des revenus plus que substantiels.
M Potay se montre personnellement de plus en plus discret, y compris à Arès, ce qui ne l’empêche pas de mener grand train, de s’habiller chez les grands couturiers et de descendre dans les hôtels de luxe alors que les locations de bureaux dans les villes où sont installés les missions d’Arès restent à charge des seuls adeptes.
Son prosélytisme ne se fait que via les conférences, les réunions, quelques boutiques ayant pignon sur rue, la publicité dans la presse, dans les revues d’astrologie, par le biais de ses associations support, par le bouche à oreilles, la prédication et le porte à porte de ses adeptes. L’infiltration du mouvement s’étend de plus en plus dans les garderies d’enfants, le soutien scolaire ("la vie récré" dissoute depuis et remplacée par une autre association), les ateliers de pratiques artistiques et d’expression pour les jeunes, les comités des fêtes, et même certains conseils municipaux.
En contrepartie, une association "ALERTE" ( Association Limousine d’Entraide de Résistance de Témoignages contre l’Endoctrinement Sectaire) s’est créée pour lutter contre une Mission Arès implantée à Jabreille les Bornes ( 87) .
Malgré tout, les associations proches d’Arès ne cessent de se développer dans l’espace et dans le temps:
Citation:
Citation:
- 1987 : "L’œil s’ouvre" à Bordeaux
- 1989 : "Les torrents" à Paris
- 1991 : "Les Ouvriers de la Moisson" (ancien titre "l’île bleue"), "association chargée de propager la Révélation d’Arès et l’enseignement de son témoin, de propager l’écriture à laquelle la révélation d’Arès se rattache : la Bible et le Coran, propager la prière, la pensée et toute œuvre spirituelle ou sociales propres aux pèlerins d’Arès" .
- 1996: "L’œuvre du Pèlerinage d’Arès", association déclarée cultuelle loi 1905 ( mais non officiellement reconnue comme telle par les pouvoirs publics) sis à la "Maison de la Parole" à Arès ( cotisation de 200F à 600F).
ADIRA , association pour diffuser et divulguer la révélation d’Arès
Les revues et périodiques se démultiplient : les "Pèlerins d’Arès", "les Frères de l’Aube" en 1992, "l’Egala’h", bulletin de liaison entre les pèlerins de France et ceux des pays francophones, le "Bul’fda" bulletin de liaison entre les frères de l‘Aube.



Arès est implanté dans toutes les régions de France (notamment à Bordeaux, Limoges, Tours) , à Tahiti, en Belgique, en Suisse et dans les pays francophones.
Ce qu’il faut en penser…
Ce qui reste inquiétant dans la révélation d’Arès, c’est surtout la personnalité de Michel Potay et son parcours tant professionnel que religieux. Par ailleurs, M Potay demande qu’on croie sans discuter. Cet envahissement de la pensée paraît bien entraver et occulter le sens critique surtout celui des personnes fragiles.
Si Arès prétend être ni une secte, ni une Église, comment ne pas s’interroger sur la révélation particulière gardée secrète, sur l’utopie d’un rassemblement universel sur terre, sur la violence des critiques relatives à la société actuelle, au religieux et au politique ? On peut aussi remarquer qu’il ne reste plus grand chose de l’Évangile dans les thèses des pèlerins d’Arès .
M Potay participe du désenchantement du monde d’aujourd’hui ; il enferme ses adeptes dans une fausse liberté, dans la peur, et n’hésite pas à menacer tous ceux qui ne prennent pas au sérieux la Révélation. Il mène "une guerre sainte" qui durera tant qu’il n’y aura pas la paix dans le monde !
Une mise en garde et une extrême vigilance s’avèrent nécessaires vis-à-vis de ce groupe.



 


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Anon
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MessagePosté le: Sam 21 Fév - 17:11 (2015)    Sujet du message: FORUM PIRATE PAR ANONYMOUS Répondre en citant

Comment on se fait avoir par une secte à 22 ans.


En 1987, j’avais 22 ans et je travaillais dans le magasin de diététique de Mr « L » à Saintes. A l’époque cela s’appelait un SIVP ( un stage ).
Au bout d’un certain temps, Mr « L » me parla d’un livre, « La Révélation d’Arès », d’abord occasionnellement puis, avec le temps, cela se faisait de manière plus pressante, tous les jours, sans cesse.
J’étais en recherche et me posais pas mal de questions sur la vie. De plus, à 22 ans, qu’est ce qu’on est manipulable, qu’est ce qu’on est naïf. Mr « L » a bien compris tout cela et a tout mis en œuvre pour me faire adhérer à « la Révélation d’Arès ».
Un jour, il m’amena participer à une réunion de pèlerin d’Arès ( ceux qui adhèrent à la R.A ) sur Bordeaux. Quelle ne fut pas ma surprise quand je me retrouvai dans une grande salle prés du Grand Théâtre. Des gens étaient assis tout autour de celle-ci , ils étaient une cinquantaine. Le tout orchestré par une seule personne, Mme « C », qui distribuait la parole et orientait les débats ; je me souviens d’ailleurs qu’on m’avait fait taire, parce que je posais une question gênante sur la liberté d’expression. ( Bien des années plus tard, je me rebellerai contre cette dame, car c’est toujours elle qui dirigera les choses. Pourtant, paraît il, pas de hiérarchie chez les pèlerins d’Arès)
Ce genre d’organisation connaît bien les faiblesses humaines. Elles vous accueillent chaleureusement et vous apportent ce que la société n’apporte plus : La chaleur et l’écoute. Elles connaissent le principe : Pour convertir, il faut passer par le cœur et non par l’intellect. Pour sortir d’une secte, c’est le même principe.
Au magasin de diététique, c’était n’importe quoi !!! Un vrai quartier général de campagne. Au milieu des stocks, à la cave, c’était des colonnes de plusieurs mètres de tracts et d’affiches en vue de recruter de nouveaux pèlerins d’arès. Il y avait même des pancartes pour hommes sandwich. Les clients n’y comprenaient rien, tout était mélangé, le commerce et le prosélytisme Arèsien. Les clients se firent de plus en plus rares, jusqu’au dépôt de bilan.
Enfin, quelques années plus tard, j’emménageai sur Bordeaux pour me rapprocher de l’assemblée locale de pèlerin d’Arès. De 94 à 98, j’étais très impliqué chez les pèlerins d’Arès. Cependant, très tôt, je dénonçais ce qui se passait au sein de l’assemblée locale de bordeaux. Beaucoup d’injustice, d’hypocrisie, de mensonge, de manipulation, et de coups bas. Bref, tout ce qui se passe dans le monde, en pire. On considère qu’il y a les frères d’élite, ceux qui sont intéressants, c’est à dire « ceux qui ont du temps, de l’argent, et des compétences » comme le dit Michel Potay, le gourou. Et enfin, le reste, l’écume, tout juste toléré pour apporter l’argent de la demi-dîme ( c’est à dire 5% des revenus ). Inutile de vous dire le peu d’intérêt portés à ceux qui n’ont ni les 3 compétences en question ni les moyens de payer cette demi-dîme. La Révélation d'Arès demande aux pèlerins d’Arès de verser la demi-dîme, soit 5% des revenus. Je l’ai versée pendant des années en chèques et en liquide, plus souvent en liquide d’ailleurs, comme me l’a conseillé Mr « L » : « Envoie plutôt de l’argent liquide dans une enveloppe opaque ! Cela s’appèle passer l’argent par les catacombes ».
Puis, j’ai eu des problèmes financiers, je me suis retrouvé au R.M.I. Je ne pouvais donc plus payer cette demi-dîme à Sieur Potay. Il me l’a reproché dans un courrier adressé à un tiers. Ce n’est d’ailleurs qu’au début 2004 que j’ai su qu’en plus de la demi-dîme, Mr Potay touchait un salaire versé par l’association « L’œuvre du pèlerinage ». J’ai donc passé à peu près 12 ans chez les pèlerins d’Arès sans être au courant de ce fameux salaire. Par conséquent, je suis sur que la grande majorité des pèlerins d’Arès sont aussi dans l’ignorance. Quand je pense qu’a l’époque, dans ses courriers, il disait avoir besoin d’aide financière ; quel escroc !!! Pour info, ce salaire vient d’être augmenté de 11% par le comité d’administration de « l’œuvre du pèlerinage ». On pense, d’après nos estimations, qu’il gagne entre 500 et 700000 fr par mois de demi-dîme, plus son salaire d’environ 10 à 15000 fr.
Finalement, Mr Potay m’a mis dehors sans aucun humanisme, et je l’en remercie, parce que j’y voyais de plus en plus clair sur ce mouvement. Par exemple, la Révélation d'Arès dit qu’ « il n’y aura pas de dynastie Potay sur les assemblées » et que « personne après lui ne recevra la demi-dîme ». Or, sa fille Nina et son mari étaient de plus en plus promotionnés, mis en avant, consultés pour tout et n’importe quoi. J’ai senti le danger et l’ai signalé. J’ai exprimé qu’il y avait danger à l’idolâtrie. Inutile de vous dire qu’on m’a vite fait taire en m’éjectant hors de l’assemblée. Je n’étais plus invité nulle part. Je pense que plus tard, lorsque Mr Potay ne sera plus là, ce sera sa fille et son gendre que l’assemblée paiera et entretiendra.
Le système est bien verrouillé, bien pensé. La Révélation d'Arès dit « Celui qui entre en doute, éloigne le tout de suite ! ». Ce qui permet, sans que personne ne se pose de question, d’éjecter ceux qui commencent à y voir clair sur ce mouvement et qui pourraient entraîner les autres à faire de même. Cela empêche toute remise en question et excursion hors de la pensée unique. Quand on est pèlerin d’Arès, on ne le voit pas, on y voit simplement une mesure de protection vis à vis du monde extérieur.
On m’a mis dehors également à cause de la galerie de peinture « l’Eau Forte », rue Montbazon à Bordeaux ( à coté de la mairie ). En effet, autrefois, il y avait un local de pèlerins d’Arès rue Poquelin Molière. Les choses étaient claires et explicites, les gens en venant à ce local savaient à quoi s’en tenir ; ils venaient rencontrer des pèlerins d’Arès. Puis Mr Potay a commencé à évoquer le fait de quitter ce local spécifique pour ouvrir une galerie de peinture pour, disait il, que la création et la beauté s’y expriment. Comme par hasard, cette galerie est tenue par des pèlerins d’Arès, et, comme par hasard, la Révélation d'Arès y figure dans un coin. Ceux intéressés par le livre sont aiguillés vers d’autres structures. En fait, « l’Eau Forte » sert d’interface entre le monde extérieur et le mouvement des pèlerins d’Arès. C’est un « attrape pigeon » . D’autres sectes font de même avec leur questionnaire sur la drogue qui oriente les gens vers un local d’accueil. C’est pour tous ces questionnements qu’on m’a éjecté sans égard. A mon avis, l’objectif de cette galerie est d’attirer une population ayant des moyens financiers et intellectuels ; en effet, traditionnellement, les galeries de peinture sont plus souvent visitées par les couches socioprofessionnelles élevées.
Depuis un bout de temps déjà on me surveillait du coin de l’œil ; les guetteurs zélés de Mr Potay. Une époque, j’ai repris des études et Mr « M » s’était proposé gentiment de m’aider en maths ( Mr « M » est le mari de Nina, la fille de Mr Potay ). Au début, j’étais ravi et très reconnaissant du temps que passait Mr « M » à m’aider. Puis un jour, un autre frère m’a appris que si Mr « M » m’aidait, c’était pour me surveiller de prés. Effectivement, chaque fois que je rédigeais un travail pour l’assemblée, il voulait en corriger la forme et le fond, et pourquoi pas, le montrer au gourou. N’était il pas très bien placé ?
Michel Potay tient et surveille tout le monde par le courrier ; c’est redoutable !!! Quand quelqu’un ne lui écrit pas, il s’inquiète et questionne par la bande. Certains frères sont chargés du renseignement du gourou. Il n’hésite pas à critiquer quelqu’un à des tiers, j’en ai moi même été victime. Il n’a respecté aucune confidentialité en ce qui me concerne.
Quand je suis parti du mouvement en 99, j’ai dit à Mr « L » que je témoignerai soit dans un livre, à la TV, ou par n’importe quel autre moyen. Il m’a répondu que je devais me méfier et que je ne leur faisais pas peur.
Ces quelques mots pour mon témoignage ne peuvent refléter les souffrances, les humiliations et la tromperie que j’ai pu endurer pendant ces longues années. Une grande partie de ma jeunesse évanouie dans la fumée de l’illusion sectaire. J’ai été puni, puni d’avoir été naïf à 22 ans et fait confiance à Mr « L », que j’ai considéré longtemps comme un grand frère ; il m’a bien manipulé et trompé.
La fraternité chez les pèlerins d’Arès ? Parlons-en. Depuis 99, année où je suis parti de la secte, les pèlerins d’Arès que je croise ne me connaissent plus et m’évitent. Je ne leur en veux pas, ils ont certainement reçu des consignes d’ « en haut » ( on ne sait jamais, ils seraient peut être contaminés par ma remise en question, par mon excursion hors de la pensée unique ). Aussi, j’ai beaucoup de peine car nombre de pèlerins d’Arès sont des humanistes, avec le cœur sur la main. Ils sont sincères dans leur engagement ; on les trompe.
Par contre, je suis convaincu qu’ un petit nombre est au courant de l’arnaque et est complice de Mr Potay. Notamment, les membre du comité d’administration de l’association « l’œuvre du pèlerinage », seraient ils les fameux initiés ?
Pour conclure, je souhaite que mon témoignage serve à tout ceux qui sont encore dans le mouvement et qui ont encore la possibilité de réfléchir par eux même, sans la pensée unique distillée par Potay. Je sais qu’il y en a qu’on peut encore sauver. Je souhaite qu’il serve aussi à tout ceux qui s’informent sur les pèlerins d’Arès, afin qu’ils aient les avis contradictoires nécessaires à un bon jugement.
J’ai attendu tout ce temps pour témoigner à cause de la peur des représailles. Mais aujourd’hui, je ne suis plus seul.
http://aresinfosecte.free.fr/t3.htm


 


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Anon
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MessagePosté le: Sam 28 Fév - 21:18 (2015)    Sujet du message: FORUM PIRATE PAR ANONYMOUS Répondre en citant

/!\ Campagne de propagande de la #secte d'Arès à #Rennes,place hoche! Photo et carte donnée par la vieille foldingue.

   


   


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MessagePosté le: Sam 28 Fév - 21:36 (2015)    Sujet du message: FORUM PIRATE PAR ANONYMOUS Répondre en citant

Pèlerins d'Arès. Une rencontre fortuite
 http://web.archive.org/web/20080211104610/http://zeclarr.hautetfort.com/archive/2008/01/14/une-rencontre-fortuite.html


Je faisais un petit tour dans la rue aujourd'hui, quand, en passant devant un hôpital, deux hommes, la quarantaine, s'approchent vers moi et me demandent : "Pensez-vous que la bonté peut changer le monde ?".
Candide, je réponds que pourquoi pas. Je me tate encore entre savoir si ils vont me demander des sous ou alors si ils font parti de quelque mission évangélique. Ils ne ressemblent pas à des sans abris, et me disent rapidement qu'il ne s'agit pas d'une question d'argent.
Ils parlent un peu chacun à leur tour, se renvoyant la balle, parlent de la place des rapports humains dans le monde, se plient à mes arguments alors que la seconde d'avant ils émettaient des propos contraires.


Bref, ils me brossent dans le sens du poil, et mènent discrètement la discussion vers la spiritualité.Ils se défendent d'appartenir à une quelconque religion, encore moins à une secte.


Un lance une perche prudente en disant qu'il est croyant, mais comme je n'y réagis pas, il change vite de sujet. Il fait froid, ça fait un bon quart d'heure qu'on papote, je leur demande donc quel est ce mouvement, à les entendre idyllique et fait de gens de bonne volonté, auquel ils appartiennent. Je cite les témoins de Jéovah, Raël...


Ils sourient et s'en défendent. Ils me disent qu'ils sont inclassables, sans hiérarchie, qu'ils forment un mouvement spontané d'hommes et de femmes voulant oeuvrer pour le bien du monde en menant une vie ouverte sur les autres, non mercantile. Ils finissent par lacher le nom de leur organisation : "on nous appelle les pèlerins d'Arès", comme si le nom venait d'ailleurs, de gens extérieurs au mouvement "on nous appelle". Je décide de mettre fin à l'entretien, leur disant que je dois maintenant filer.


Presque naturellement, comme si c'était accessoire et qu'il avait complètement oublié qu'il en avait dans sa poche, l'un des deux hommes me tend un petit tract, sur lequel sont inscrites quelques pensées humanistes, et surtout les coordonnées de leur local. En rentrant chez moi, je commence bien entendu par taper dans google "secte arès", et bien entendu, les liens sont sans appel. Le rapport parlementaire sur les mouvements sectaires de 1996 le cite comme une secte de 500 à 2000 adeptes, sous le nom de "l'oeil s'ouvre", qui est une de ses nombreuses dénominations. Voici le lien du site prevensecte sur cette secte :


http://www.prevensectes.com/ares1.htm


En lisant les témoignages, outre les "révélations" farfelues et la parole de Dieu directement transmise au gourou, j'ai trouvé un concept qui fait, même si la secte s'en défend, un peu mercantile : les adeptes doivent verser au gourou ce qu'il appelle la demi dime, qui correspond à 5% des revenus annuels de chacun.


"Tout bien que tu détiens est un soucis qui te retient, gloire à skippy", comme diraient les inconnus.


ESEPOUPU 


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MessagePosté le: Dim 1 Mar - 11:32 (2015)    Sujet du message: FORUM PIRATE PAR ANONYMOUS Répondre en citant




messageText ugc baseHtml a écrit:
Extrait

http://www.gemppi.org/accueil/liens/groupes-et-sectes-religieuses.html?id=9…

2) Ceux qui se servent de la Bible comme tremplins pour amener à une nouvelle révélation ou prophète (c’est pareil avec le Coran).

Tous ceux qui utilisent cette combine ne sont pas à classer dans les sectes. Cependant lorsqu’ils prétendent ajouter foi à la Bible ou au Coran, ils évitent au premier abord de vous spécifier qu’ils pensent que ces Ecritures saintes sont falsifiées ou entachées d’erreurs : ce qui les rend parfaitement inutilisables et n’ont d’intérêt pour eux que pour mettre en évidence leur nouveau prophète ou leur nouvel évangile.

Dans cette catégorie nous trouvons pour ne citer que quelques exemples : les Mormons, les Bahaïs, les Pèlerins d’Arès (Ouvriers de la Moisson) Etc.
Le procédé dont use cette catégorie de mouvements est très commode. Il permet de se donner une allure très tolérante à l’égard des autres religions par le fait qu’on affirme respecter leurs saintes Ecritures. Alors qu’en réalité toutes ces religions tant respectées sont considérées caduques, dépassées notamment parce que leurs Bibles et autres Corans comportent des imperfections.

Ces religions sont donc disqualifiées au profit de la dernière en date qui se propose de faire une grande synthèse, une correction parfaite de la volonté de Dieu. Les tenants de ce genre de mouvements sont souvent déloyaux par les dissimulations qu’ils font sur certains aspects singuliers de leur credo ou sinon très prétentieux concernant l’excellence de leur vérité ou de leurs comportements, sentiment qu’ils peuvent se permettre d’exhiber sans trop de risque puisque leurs mouvements n’ont pas eu à se confronter à l’histoire dans ses périodes les plus noires, et n’ont jamais eu assez de pouvoir pour imposer leur loi.
 


 
 


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MessagePosté le: Lun 2 Mar - 21:07 (2015)    Sujet du message: Forum piraté par Anonymous Répondre en citant

http://ns4005993.ip-192-99-13.net/ares2.htm




  
Découverte du livre: La révélation d'Arès
J'ai découvert le livre "La Révélation d'Arès" en devanture d'une banale librairie en 1989. Le sous-titre "L'évangile donné à Arès" m'a intrigué. La quatrième de couverture titrait sur quelque chose d'encore plus alléchant : "L'événement le plus important depuis la Bible et le coran", pas moins. Voilà qui méritait plus qu'un simple coup d'oeil. J'achetais donc l'ouvrage (98F de l'époque).
Le récit était assez fascinant : Jésus serait apparu 40 fois à un homme, Michel Potay, l'auteur de l'ouvrage, et lui aurait dicté cet "Evangile d'Arès". Des événements surnaturels auraient accompagné ces apparitions. Mieux encore (si c'est possible...), quelques années plus tard Dieu lui-même serait apparu à Michel Potay, à cinq reprises, dans une apothéose d'effets spéciaux .

Si l'évangile était lisible, les paroles de Dieu étaient par contre pour le moins... incompréhensibles : "les dents noires comme des vieux chiens rodent les boules" (?) "L'oiseau qui a les cornes porte la lèvre au nid" (??) "De la boue coule la polone" (???). Depuis ses dix limpides commandements donnés à Moïse, Dieu avait donné le coran où l'on pouvait déjà le soupçonner d'Alzheimer mais là, dans son "Livre donné à Arès", Dieu semblait avoir sombré dans la sénilité...
Malgré de longues explications de l'auteur pour chaque phrase supposée de Dieu, ce charabia alambiqué ne m'inspirait guère.
Et puis surtout, pourquoi donc Michel Potay n'avait-il pas fait une seule photographie en 40 rencontres avec Jésus et 5 avec Dieu ? Les photos ne sont certes pas des preuves totales et absolues, elles peuvent toujours être truquées (quoique dans les années 70, cela n'était pas aussi simple que de nos jours...) mais au moins faire des photos permet de vérifier pour soi-même n'être pas victime d'hallucinations. Et aussi, pourquoi n'avoir pas utilisé un magnétophone pour recueillir fidèlement les paroles divines au lieu de gribouiller sur un cahier d'écolier et de ne pas pouvoir relire ensuite certains mots ?
Bref, si le récit des circonstances de toutes ces apparitions était amusant, les révélations elles-mêmes n'étaient guère probantes, le prophète ne semblait pas très compétent et le tout formait à mes yeux essentiellement un livre folklorique, divertissant à lire mais sans plus.
Visite à une permanence des pélerins d'Arès
Une dizaine d'années plus tard, au hasard d'un coin de rue, je tombe à nouveau sur une petite devanture présentant ce même livre, "La Révélation d'Arès", avec sa couverture caractéristique dans des tons de jaune, d'orange et de gris. Le local est fermé mais il y a les horaires d'une permanence des "Pèlerins d'Arès". Voilà l'occasion d'avoir une réponse aux questions que je me suis posé dix ans plus tôt : pourquoi donc n'avoir pas fait de photos ni d'enregistrements avec un magnétophone ? Tout cela ne serait-il pas le fruit d'une simple hallucination ?

Je me présente donc au local des "Pèlerins d'Arès" un jour de permanence afin d'en savoir un peu plus. Il y a déjà une personne en grande discussion avec un adepte, lequel me propose de patienter. Il y a là, en libre consultation, un exemplaire de la Révélation d'Arès mais aussi trois gros livres intitulés "Le Pèlerin D'Arès". Je prend un volume au hasard pour le feuilleter. Il s'agit du "journal de bord" de Michel Potay où il raconte, années par années, ses principales péripéties pour diffuser son livre. J'ai le temps de lire plusieurs épisodes puis l'adepte me propose de regarder une vidéo où est présentée toute l'histoire. Je retrouve en images les protagonistes et les lieux des apparitions, bref, tous les éléments du livre.

Je peux ensuite poser la question qui me brûle les lèvres :
- "Pourquoi n'avoir pas fait une seule photo et n'avoir pas fait d'enregistrements avec un magnétophone alors qu'il y a eu quarante rencontres avec Jésus christ et cinq avec Dieu, quasiment toutes ayant été annoncées à l'avance ?"
La réponse officielle est fort décevante : Michel Potay n'y a pas pensé.
J'insiste :
- "La première fois, Michel Potay a été surpris, c'est normal qu'il n'ait pas pensé à prendre un appareil photo. La deuxième apparition, il ne pouvait pas la prévoir. La troisième fois, il n'était pas encore habitué. Mais tout de même, à partir du moment où Jésus l'a prévenu qu'il reviendrait régulièrement pour lui dicter un évangile, et qu'il est effectivement revenu non pas une autre fois, non pas cinq autres fois, non pas dix autres fois, non pas vingt autres fois mais plus de trente autres fois, quand même, l'usage d'un appareil photo ou d'un magnétophone s'imposait naturellement. Et surtout, Michel Potay n'explique pas le pourquoi de cet oubli dans son livre, alors que forcément c'est la première question qui se pose.

A chacun de mes arguments, la réponse est toujours la même : il n'y a pas pensé. Rapidement, je vois bien que mon interlocuteur commence à perdre patience. Il faut croire à ce que dit Michel Potay parce que... Michel Potay dit qu'il faut croire ce qu'il dit, un point c'est tout.

J'arrive à la conclusion que c'est une secte, je remercie l'adepte et débarrasse le plancher.
Une "causerie conviviale"
J'avais oublié Michel Potay et la Révélation d'Arès quand, plusieurs années plus tard, par un bel après-midi de mai 2004, un petit tract coloré et brillant qui traîne sur le trottoir attire mon attention. Je le ramasse et là, oh surprise, j'y découvre que "le témoin de la Révélation d'Arès" invite à une "causerie" qui aura lieu le lendemain. Ma décision est vite prise : j'y serai et je poserai mes questions restées sans réponses directement au "Prophète" équivalent de Moïse, Jésus et Mahomet. On ne se refuse pas une telle opportunité !

Le soir, je potasse "La Révélation d'Arès", retrouvée au fin fond de mes archives, et fait une rapide recherche sur internet afin de me rafraîchir la mémoire.
Le lendemain, je suis au rendez-vous dix minutes avant le début de la causerie. Officiellement, ce n'est pas encore commencé. La discussion tourne autour de la guerre en Irak; Les divers arguments échangés laissent planer un doute sur le lien qu'entretiennent avec la réalité certains des spectateurs... Ils ne semblent pas vivre sur la même planète que moi. Soit ce sont des Extra-Terrestres soit ils ont oublié de prendre leurs pilules ce matin.

Quand l'heure arrive, il n'y a pas foule : nous sommes dix-neuf en tout et pour tout (sur une ville de plus de 250.000 habitants). Trois ou quatre, au vu de ce qu'ils disent, sont manifestement déjà pleinement convaincus de la vérité de la Révélation d'Arès.
Le local ne pourrait de toutes façons pas contenir plus d'une vingtaine de personnes. La salle est donc quasiment pleine...
Michel Potay se présente et raconte, en gros, ce qui est dans son livre. Son enfance, son parcours professionnel (mais sans dire qu'il fut voyant occultiste), son engagement dans l'église "orthodoxe" (sans dire que c'était une branche non reconnue par les orthodoxes de France), son départ du clergé "orthodoxe", son arrivée à Arès puis la première apparition de Jésus. Il se contente cependant de relater les apparitions sans donner le sens de l'évangile qui lui aurait été dictée.
Quelques questions de spectateurs concernent des points de détail : la longueur de la barbe de Jésus, le ton de sa voix etc... A l'occasion, le prophète désigne une femme assise au premier rang et j'apprend qu'il s'agit de son épouse (quoique ni l'un ni l'autre ne portent d'alliance). Deux ou trois spectateurs s'impatientent et voudraient bien savoir ce qu'a donc dit Jésus. Le prophète temporise en prétextant qu'il doit d'abord expliquer comment ces premières apparitions ont bouleversé son existence.
"Mais qu'est ce qu'il a dit ?" s'impatientent de nouveau quelques personnes au bout d'un certain temps et le prophète répond "qu'il va y venir".
Je saisi l'occasion pour l'interrompre. Je me présente brièvement, précise que j'ai lu son livre et lui pose enfin ma question :
- "Pourquoi ne pas avoir utilisé un appareil photo ?"
Sa réponse est déconcertante : "Je n'y ai pas pensé".

[[b]Note[/b] : pour toute la suite du texte, les citations de Michel Potay ne sont pour la plupart pas littérales. Il s'agit du sens général tel qu'il m'est resté en mémoire, non d'un fidèle mot à mot de ce qui fut dit]

Je commence donc par m'excuser de devoir insister, mais il a précisé tout à l'heure avoir gardé toute sa logique d'ex-ingénieur en présence de Jésus et avoir ainsi pu déterminer sa taille par rapport à la porte près de laquelle il se tenait. Avoir réfléchi en ingénieur mais ne pas avoir pensé à prendre un appareil photo semble donc contradictoire.
Sa réponse varie peu : "Je n'y ai pas pensé et de toute façon on aurait dit que c'était truqué"

J'insiste :
- "Bien entendu qu'une photo n'est pas une preuve ! Mais, pour vous, surtout en tant qu'ingénieur, il était important de savoir si, oui ou non, vous étiez victime d'hallucinations. La meilleure façon de le savoir c'était de faire une photo : si Jésus apparaissait, c'était la réalité, s'il n'y avait rien, c'était une hallucination, particulièrement réaliste puisque vous nous avez déclaré entendre le crissement de ses pas sur les gravats du sol, mais hallucination tout de même."

Je constate que mon insistance a commencé à porter ses fruits : on peut voir apparaître sur la chemise du prophète de fines lignes de transpiration.
"Je n'y ai pas pensé car pour moi il était évident que c'était la réalité et je n'avais pas besoin de me le prouver avec une photo"

J'insiste encore :
- "D'accord, pour vous, ce que vous avez vu était évident, cela peut se comprendre. Mais Jésus vous a donné un message à transmettre et vous écrivez dans votre livre que c'est à partir de la dixième apparition que vous l'avez compris et que vous aviez du mal ensuite à relire vos notes. Il restait donc encore trente apparitions : penser à utiliser un magnétophone était naturel à ce moment, surtout pour respecter l'intégralité du texte, non ?"

Réponse : "Oui, vous avez entièrement raison, d'autant que j'avais un appareil photo, et aussi un magnétophone (il se tourne vers son épouse qui acquiesce) mais c'est ainsi : Je n'y ai pas pensé"

- "C'est dommage, d'autant que Jésus vous déclare bénéficiaire de la demi-dîme, et que vos opposants peuvent toujours affirmer que c'est vous qui avez inventé cela pour gagner de l'argent, même si éventuellement le reste serait vrai, c'est vraiment dommage..."

Un spectateur demande des précisions sur la "demi-dîme" et les explications un peu embarrassées du prophète (Jésus a dit qu'il faut verser 5% de ses revenus à Michel Potay...) font que quelques personnes ricanent et quittent la salle.

Mais moi, je reste. Ce qui ne semble pas du goût de celle qui est apparemment la maîtresse des lieux et qui me fusille du regard. Ce dont je n'ai cure.
Le prophète reprend la description de l'opposition que suscita le message qu'il commença à transmettre à l'issue des quarante apparitions du Christ. Son argumentation est assez pauvre : selon lui, s'il a eu des problèmes c'est bien la preuve que ce qu'il dit est vrai.

Un spectateur ne l'entend pas de cette oreille et se montre un peu brusque en exigeant presque que le prophète en vienne maintenant à la teneur du message au lieu de tourner autour du pot. J'approuve, faussement naïf, en précisant que c'est une occasion exceptionnelle que de pouvoir écouter le témoin direct de l'événement. Cette fois, Michel Potay ne peut guère faire autrement que d'exposer le message, et les stries de sueur s'agrandissent sur sa chemise.
En résumé, selon Michel Potay, Jésus lui a expliqué que tous les systèmes destinés a diriger l'humanité ont échoué. Toutes les religions, toutes les politiques et toutes les philosophies. La preuve, c'est que le Mal est encore de ce monde. Ce qui est en cause, c'est la notion de pouvoir. En gros, pour faire disparaître le mal, Michel Potay prêche qu'il faut faire disparaître toute forme de pouvoir. A bas tous les pouvoirs : "Ceux qui vous dirigent n'en savent en fait pas plus que vous sur la façon de diriger. Vous en savez autant qu'eux". Finalement Michel Potay nous confie le fond du "message transmis par Jésus" : La Révélation d'Arès, c'est une aspiration à l'anarchie, au sens étymologique et noble du terme : l'absence de chefs, la confiance dans les capacités de l'homme à se diriger librement vers le bonheur.

Mon voisin me demande l'heure puis s'en va. Le nombre de chaises vides commence à se remarquer.

La discussion s'envenime sur le sujet de l'anarchie. Plusieurs personnes doutent fort de la validité d'un tel système, et défendent la nécessité d'un minimum d'organisation pour ne pas retourner au système des tribus de la préhistoire. Curieusement, ce sont quelques convaincus de la salle qui vont se charger de réduire au silence les contradicteurs, en les engageant sur des discussions dérivées à propos de "l'inutilité des prisons si l'éducation était bien faite" et autres considérations éloignées du sujet. Rapidement, les contradicteurs, deux ou trois à nouveau, quittent la salle.
Mais il en reste encore qui posent des questions sur le comment du pourquoi et du qui a persécuté le prophète. La discussion en vient au dénigrement, pèle-mêle, de l'église orthodoxe, catholique, protestante, des musulmans dont le coran aurait été falsifié par Mahomet, des hommes politiques, de la police, des renseignements généraux et des journalistes de la presse écrite, de la radio et de la TV "qui écrivent n'importe quoi sans jamais me rencontrer, qui ne sont que des serviteurs du pouvoir. Des gens qui ont des listes de personnes dont ils doivent obligatoirement dire du bien et d'autres dont ils doivent obligatoirement dire du mal. Ces listes existent, une personne haut placée du groupe L'Express me l'a confirmé par écrit, j'ai la lettre. Et je pourrai m'en servir un jour, mais pour l'instant, je la garde. J'avais aussi la lettre d'une personne haut placée dans la hiérarchie catholique et qui me confirmait qu'il y avait des instructions spéciales à mon sujet. Mais on m'a cambriolé pour me voler uniquement cette lettre-là : il n'y avait que le tiroir avec l'étiquette 'catholique', et qui contenait cette lettre, qui avait été fouillé, et la lettre n'était plus là..."

Au sujet des journalistes, je me permet de signaler que dans un des tomes du "Pèlerin d'Arès" il écrit noir sur blanc : "les journalistes ne sont pas les bienvenus". Une telle attitude de défiance, et même de censure, vis à vis des journalistes explique peut-être qu'il n'ait pas de contacts : à partir du moment où il exprime le souhait de ne pas voir de journalistes, il semble normal qu'il n'en voie pas.

Mais selon le prophète, c'est l'inverse : c'est parce qu'il a pu vérifier que les journalistes ne pouvaient rien faire d'autre que d'être contre lui qu'il a décidé de s'en protéger.
A ma gauche, il y un homme, la cinquantaine grisonnante, le regard fiévreux, le geste saccadé et qui approuve de la tête tout ce que dit le prophète depuis le début. Il prend soudainement la parole pour approuver avec vigueur l'incompétence des journalistes. Il est agriculteur et s'est beaucoup intéressé à la physique théorique de très haut niveau. Ah ? Pourquoi pas... Einstein a découvert sa théorie de la relativité restreinte alors qu'il n'était qu'employé à classer des dossiers de dépôts de brevets. Sauf que là, soit notre agriculteur a étudié la physique de haut niveau à un niveau beaucoup trop haut pour moi, soit il aurait besoin de voir un psychiatre...

S'en suit un long monologue inspiré où il nous expose ses théories de convergences entre l'énergie unifiée, le karma des individus, le karma des peuples, le karma des idées et la globalité de Dieu qui n'est qu'une partie du tout de l'expansion de l'univers. Je vous passe les détails car, malgré mes études universitaires en mathématiques et en physique, ses théories sont d'un niveau si élevé que je n'y comprend rien, rien du tout, pas un iota. Je ne suis d'ailleurs pas le seul. Si le prophète a eu la Révélation d'Arès, il n'a pas eu la science infuse, ou du moins pas celle d'un niveau assez élevé pour suivre ce théoricien de terroir sur ses plus hautes sphères.

D'autant que ce théoricien est bouddhiste et qu'il voit une totale convergence entre la Révélation d'Arès et le Bouddhisme. Le prophète acquiesce mollement... La discussion s'enlise dans des sommets inaccessibles au commun des mortels et le théoricien des cimes fini par regarder sa montre, déclare qu'il doit partir, que c'était très intéressant et qu'il faut continuer. Puis il quitte la salle, manifestement ravi.

Deux ou trois personnes lui emboîtent le pas. Et j'ai la sensation qu'il ne reste plus que deux ou trois contradicteurs à part moi.
Quant aux autres participants, ils ont tous montré qu'ils étaient soit déjà convaincus soient prêts à être convaincus de n'importe quoi.
Comme l'heure avance, je saisi une occasion pour demander au prophète de nous parler de la deuxième partie de son livre. Et là, je suis stupéfait de sa réaction : il agite sa main vers moi avec un négligeant "Oh, ça...." du genre "Ce n'est pas important".

Quoi ? Il a vu Dieu et ce n'est pas important ?! La surprise passée, j'insiste :
- "Est-ce que vous pourriez en venir à la deuxième partie de la Révélation ?"

Encore une fois, il tente d'éluder par une pirouette. Je décide alors de prendre la salle à témoin : je m'adresse à ceux qu'il me semble avoir identifiés comme des contradicteurs survivants :

- "La Révélation d'Arès c'est beaucoup plus que la rencontre avec le Christ : la deuxième partie du livre raconte la rencontre avec Dieu lui-même !"
Mouvement d'incrédulité dans la salle. Les contradicteurs sont avec moi, je pousse l'avantage et me tourne vers le prophète :
- "Vous voyez ? Nous avons la chance de pouvoir vous parler, vous, le témoin lui-même, c'est exceptionnel. Il faut absolument que vous nous racontiez cela, ça intéresse les gens qui sont là pour vous écouter."
Approbation d'une minorité de la salle, silence glacé des convaincus (la majorité), sauf une personne qui prend la défense du prophète : "Mais arrêtez donc de l'embêter !"

Un contradicteur insiste cependant à son tour pour en savoir plus.

Le prophète est au pied du mur et fini par acquiescer avec un sourire un peu forcé : "Oui, c'est vrai, j'ai vu Dieu" (mouvements dans la salle).
Et il nous raconte alors les prémices de la première manifestation de Dieu : il était en camping avec toute sa famille et il a entendu une voix lui dire "Soit prêt".
A ces mots du prophète, la convaincue qui avait pris sa défense l'interrompt soudain, un sourire radieux sur le visage, et lui demande si c'était une voix féminine ou masculine, c'est "très, très important" pour elle. A dire vrai, le prophète n'en sait rien, selon lui c'était une voix... indéfinissable. D'ailleurs, à son avis cela n'est qu'un détail. Pourquoi cela aurait-il de l'importance ?

La convaincue explique tout : elle est "psychothérapeute" et elle aussi, elle a entendu une voix il y a plusieurs années. Cette voix, masculine, lui a déclaré : "Tu seras bientôt prête". Et sa conclusion tombe : "Moi, je vous crois, et je pense que je suis prête". Cela semble mettre du baume au coeur du prophète. Mais je ne le laisse pas souffler : je m'adresse à la "psychothérapeute"
:
- "Oh mais attendez, Dieu à dit bien plus que d'être prêt..." et me tournant de nouveau vers le prophète :
- "N'est-ce pas ? "
Sourire crispé du prophète...

J'insiste encore :
- "Moi, ce qui m'a étonné, ce sont les manifestations surnaturelles, la lumière, les bruits... Cela aurait du être vu ou entendu de loin et pas seulement par vous."
Le prophète commence donc par expliquer les phénomènes : la lumière qui coule sur les murs de la chapelle dans son jardin, comme de la lave blanche, les étincelles qui emplissent l'air et embrasent l'atmosphère, les bruits de métal, les craquements de toutes les poutres de la chapelle, comme si elles éclataient : un vacarme permanent assourdissant. Et dans la chapelle, la matérialisation d'un "bâton de lumière" brillant comme le soleil, insoutenable. Puis les dictées de Dieu.
Un contradicteur quitte la salle, puis un autre. Je crois qu'il ne reste guère qu'un seul contradicteur en plus de moi.

Je pose une autre question :
- "Vous avez rencontré Dieu à cinq reprises, toutes prévues, sauf la première. Là encore vous n'avez pas fait de photos et je suppose que vous n'y avez pas pensé, soit... Mais, en ce qui concerne vos notes, vous dites utiliser le livre d'or des visiteurs de votre chapelle alors que vous avez déjà expérimenté, avec Jésus, que vous avez eu des difficultés à vous relire. Et on vous a reproché de n'avoir pas utilisé un magnétophone. Vous recevez maintenant un message de Dieu, vous savez que prendre des notes par écrit va entraîner des erreurs de transcription, et des reproches d'incrédules, et vous refaites l'erreur déjà faite, de nouveau vous vous contentez de prendre des notes, sans utiliser de magnétophone. C'est Dieu qui parle, tout de même, cela mérite un minimum de respect, or vous n'avez même pas ce minimum de respect, cela semble peu crédible, comment l'expliquez-vous ?"

Le prophète est visiblement mal à l'aise quand il répète pour la N-ième fois : "C'est ainsi, je ne me l'explique pas : Je n'y ai pas pensé...".

J'embraye sur les phénomènes surnaturels :
- "En ce qui concerne les effets surnaturels, vous dites qu'il y avait des étincelles dans l'air mais est-ce que cela bougeait ? Est-ce que vous pouviez vous déplacer à l'intérieur ? Ou bien ces étincelles étaient-elles comme une projection devant vous, plate, comme sur un écran ?"

Le prophète semble ne pas comprendre la question, ou ne pas savoir que répondre, il hésite, répète ce qu'il a déjà dit : "Il y avait comme... comme... c'était comme... des étincelles, partout, oui... partout, c'est ça... partout, des... des étincelles...." Puis il semble se ressaisir et enchaîne sur le fait qu'il y a forcément d'autres personnes qui ont du voir le phénomène et entendre les bruits. D'ailleurs, certaines personnes à Arès lui auraient laissé entendre que d'autres personnes leurs auraient affirmé, sous le sceau de la confidence, que, oui, ils avaient vu et entendu "quelque chose".

Un des convaincus explique qu'il est certain que d'autres personnes ont vu quelque chose, la preuve étant qu'à Arès le maire a fait construire une piste d'atterrissage pour les OVNI. C'est forcément lié, mais "ils" ne veulent pas le reconnaître. Un contradicteur affirme pour sa part que l'OVNI-drome d'Arès n'a rien à voir avec cette histoire de Révélation et que c'est juste un coup de publicité de la mairie.

Voilà que les martiens sont de la fête maintenant, ça commence à devenir n'importe quoi... Je crois que j'ai fait le tour du prophète d'Arès et que je vais moi aussi quitter cette sympathique assistance. Toutefois, l'autre contradicteur, qui était resté assez calme jusqu'à présent (quoique m'ayant toujours appuyé au bon moment) semble vouloir prendre le relais.
Ah ? Je décide de rester pour profiter du spectacle, et éventuellement soutenir celui qui m'a soutenu.
- "On vous qualifie de secte. Notamment, le rapport parlementaire sur les sectes vous inclus dans sa liste. Pourquoi cela selon vous ?"

Le prophète s'anime et devient volubile : "Le rapport parlementaire sur les sectes ? C'est n'importe quoi, c'est nul, nul, nul ! C'est l'ADFI qui l'a fait, et l'ADFI c'est Jeanine Tavernier, et Jeanine Tavernier elle s'en prend à tous le monde depuis que son mari l'a quittée, d'ailleurs on comprend pourquoi cet homme l'a quitté car des pèlerins d'Arès son allé lui parler, incognito, à son local, et Jeanine Tavernier dit que ma femme couche avec tous les pèlerins d'Arès. Et on a fait l'expérience deux fois et elle a raconté deux fois les mêmes choses. C'est de la diffamation mais bien entendu l'ADFI le dit à tous le monde mais ne l'écrit pas dans ses "bulles". Et puis les publications de l'ADFI, ils les antidatent pour qu'on ne puisse pas les attaquer en diffamation. J'avais engagé un avocat parisien, et il m'a expliqué que l'on ne pouvait rien faire contre l'ADFI ou toutes les associations soi-disant anti-sectes. Tout est prévu pour étouffer la vérité, les procédures judiciaires sont conçues pour que l'on ne puisse jamais gagner. Cet avocat m'a expliqué tout cela, on ne peut rien faire. Quand on connaît les rouages du système, on voit qu'on ne peut pas se battre sur ce plan, ces gens sont trop forts. On ne peut que rencontrer les gens comme je le fais ici, pour leur expliquer comment ça se passe vraiment, c'est tout ce qu'on peut faire."

Tout cela est grossièrement mensonger et manipulatoire : si le mari de Jeanine Tavernier l'a quittée, c'est parce qu'il a été embrigadé dans une secte, d'où l'engagement de la fondatrice de l'ADFI dans la lutte anti-sectes. Antidater une publication ne sert à rien : c'est la date de mise à disposition du public qui est prise en compte en cas de plainte en diffamation. Et il n'y a pas besoin de répandre une fausse rumeur de coucheries à propos des pèlerins d'Arès pour les dénoncer comme sectes : il suffit d'assister à une conférence avec le "prophète" pour voir qu'il utilise dans ses discours tous les ressorts des manipulateurs. Quant à la justice, il est arrivé qu'elle donne raison à des sectes quand un anti-secte avait dépassé les bornes. Le prophète nous fait ici une petite crise de victimisation.

Le contradicteur ne relève le gant sur aucune de ces incohérences et pose d'autres questions qui, toutes, montrent qu'il a potassé un minimum le sujet. Rapidement, il apparaît qu'en fait cette personne est là plus pour faire parler Michel Potay, que pour lui clouer le bec. C'est ainsi que l'on apprend divers petit détails intéressants. Par exemple Michel Potay ne croit pas à la dangerosité de la scientologie... quoi qu'il avoue candidement ne savoir absolument pas comment fonctionne la scientologie ni sur quoi elle est basée. Idem pour Raël, les témoins de Jéhovah et autres mouvements sectaires dûment patentés. Au fil de la conversation, une des spectatrices confirme les dires de Michel Potay et l'on apprend qu'il s'agit de l'une de ses filles. Le Prophète d'Arès fait ses shows en famille.
La conversation s'est détendue et je décide de revenir à la charge sous un angle différent : internet.

- "Vous avez un site internet depuis plusieurs années. Votre mission consiste à répandre le message de Dieu qui est, selon vous comme la Bible et le coran. La Bible et le coran sont disponibles depuis bien longtemps gratuitement sur internet. Pas la Révélation d'Arès. Pourquoi ?"

Le prophète : "Je n'ai pas le temps, je dois répondre à des milliers de lettres, à des milliers d'e-mail, je n'ai pas le temps. Savez-vous combien je reçois de courriers par an ? Plus de douze mille. C'est beaucoup de travail, je suis seul. Je ne peux pas tout faire. C'est tellement de travail qu'en 1993 j'ai été gravement malade. Maintenant ça va mieux mais j'ai encore énormément de travail. Mettre la révélation d'Arès sur internet, j'y pense, mais pour l'instant je n'ai pas le temps."

- "Depuis 1989, depuis que vous avez créé vote site, il y a forcément eu des gens qui vous ont proposé de numériser votre livre, ce n'est pas possible autrement. Ou alors en trente ans vous n'avez convaincu vraiment personne..."

Le prophète : "Mais pas du tout. Vous connaissez mal les gens. Il y a eu des gens qui me l'ont proposé, bien entendu, et j'ai dis d'accord mais ils n'ont rien fait. Rien. Mais si vous voulez le faire, faites le. Allez-y faites le."

Son visage se teinte soudain d'un jovialité ironique : "Est-ce que vous voulez-le faire ? Moi, je suis d'accord, si vous voulez; Parce que vous savez, les gens, ils disent qu'ils vont le faire et puis ils ne font rien, rien du tout. Est-ce que vous pouvez, vous, ici, vous engager à le faire ?"

Il me regarde en souriant et toute la salle attend ma réponse. Mais heureusement, j'avais prévu la chose et ma question n'était pas innocente.

- "Si j'en crois ce que vous avez écrit dans un des volumes du "Pèlerin d'Arès", le bleu je crois, il y a toutes les chances pour que cela se passe comme avec la traduction Hongroise. Un Hongrois a fait la traduction complète et au final vous avez refusé de la publier. Alors avant de m'engager, ou pas, à réaliser une version internet gratuite qui pour l'instant n'existe pas, je voudrais d'abord savoir pourquoi il n'existe pas non plus de traductions, sauf celle en Anglais, que vous avez faite personnellement. Là encore, il est difficile de croire que depuis trente ans personne ne vous a proposé des traductions dans les langues les plus communes comme l'espagnol, l'allemand ou l'italien."

Le prophète marque le coup... et enchaîne : "Bien sur, oui, on m'a proposé des traductions, mais ce n'est pas aussi simple. Par exemple pour le hongrois, puisque vous avez pris cet exemple, moi je ne parle pas cette langue. Donc j'ai demandé à un hongrois et il m'a dit que c'était nul, nul, nul. Vous ne connaissez pas les gens, vous ne savez pas comment cela se passe. On m'a proposé une version en espagnol, là aussi on m'a dit que c'était nul. Et pour une autre, qui était à peu près bonne, j'ai dit d'accord mais ils voulaient que j'écrive une préface, alors que moi je ne parle pas l'espagnol. Ce n'était donc pas possible et il ont refusé de publier sous leur propre responsabilité. C'est difficile les traductions, c'est très difficile. Pour la traduction en anglais, il y a eu six versions. Et aucune n'était bonne. A chaque fois que je demandais l'avis de quelqu'un qui s'y connaissait bien il me disait que c'était nul, nul, nul. Le dernier traducteur était un professeur, un ami. Sa traduction était bien mais il y avait des petites modifications à faire, car je parle Anglais moi-même et il y avait des modifications à faire sur sa traduction. Mais quand je lui demandé ces petites modifications, il a été réticent et cela n'a pas pu se faire. C'est très difficile de faire une traduction, vous ne connaissez pas les gens, vous savez, ça ne se passe jamais comme il faudrait. Il y a toujours des problèmes que les gens ne veulent pas résoudre. C'est une question d'ego. Ils ne veulent pas se remettre en question, ils ne veulent pas améliorer leur travail. Finalement, j'ai été obligé d'abandonner la traduction de cet ami, pourtant c'était un ami, il était venu manger à la maison et tout, mais il a fallu que je refasse toute la traduction moi-même et cela m'a pris beaucoup de temps. Elle commence à être diffusée, plus de 100.000 exemplaires, aux USA. Il y aura bientôt une édition en Allemand, mais c'est très long, très long, très compliqué. Je suis tout seul, je n'ai pas le temps de faire tout ce qu'il faudrait faire."
Les explications du prophète ne me semblent pas convaincantes. D'abord, si mes souvenirs de ce que j'ai lu dans le "Pèlerin d'Arès" sont bons, le prophète a d'emblée refusé la fameuse traduction en Hongrois, sans la faire relire. Je décide cependant de ne pas m'appesantir sur ce détail. Ce que le prophète vient toute juste de déclarer est assez difficile à croire. Ainsi, toutes les traductions faites depuis trente ans dans toutes les langues par tous les traducteurs de tous les pays ont toutes été nulles, nulles, nulles... Je ne vois que trois explications à cela :

- soit Michel Potay ment
- soit il est dictatorialement maladivement maniaco-perfectionniste
- soit dans tous les pays depuis trente ans tous les pèlerins d'Arès sont tous nuls, nuls, nuls...
Mais je me garde soigneusement d'exprimer mes hypothèses et change de conversation :
- "C'est tout de même étrange, avec cette absence de traductions on dirait que vous faites tout pour ne pas communiquer... En plus, par exemple, j'ai trouvé un prospectus pour cette conférence hier, tout à fait par hasard, par terre. Bien que vous ayez un site internet, l'adresse de celui-çi n'est pas indiqué sur le tract. Inversement, sur votre site internet à vous, il n'y a aucun calendrier pour vos conférences. Je suis allé vérifier hier soir. Pourtant il y aurait forcément beaucoup plus de monde à vos conférences si vous les annonciez à l'avance sur votre site. Si votre site internet était indiqué sur les prospectus, vous auriez aussi des contacts, notamment avec les gens qui ont eu votre tract mais qui n'ont pas pu venir, pour une raison ou une autre."

Le prophète s'entête : "Mais je n'ai pas le temps de mettre cela sur mon site internet, c'est trop de travail, vous ne vous rendez-pas compte, je suis tout seul, j'ai beaucoup trop de choses à faire..."

Et après une seconde : "De toute façon, c'est Dieu qui décide. Ceux qui sont destinés à me rencontrer me rencontreront. Il n'y a pas besoin de traductions ou d'internet pour cela."

- "Peut-être, mais cela me semble contradictoire avec la mission qui vous a été fixée par Dieu. En plus, d'autres que vous ont été contactés par Dieu. Par exemple il y a un Américain qui s'appelle Neale Donald Walsch et qui a publié un livre intitulé "Conversations avec Dieu". Et lui, son livre est déjà traduit dans plusieurs langues, contrairement au votre. Et il a aussi un site internet, mais beaucoup plus complet que le votre, où il communique son calendrier et où on peut s'inscrire à des stages etc... Vous risquez de vous faire damer le pion, surtout aux USA parce que là-bas, vu l'aspect franchement amateur de votre site internet, cela va plus contribuer à vous décrédibiliser qu'a vous faire connaître."

La conclusion de Michel Potay sera : "Je vais vous dire : je ne peux pas décider si je vais échouer ou réussir, ou si c'est cet homme dont vous avez parlé qui va réussir. C'est Dieu qui décidera qui réussira et qui échouera, et je fais totalement confiance à Dieu"

Autant dire "Inch Allah !" : Ceux qui reprochent au prophète d'Arès de plagier l'islam semblent avoir raison.

Tous les participants s'étaient levés sur nos derniers échanges. Il commençait à se faire très tard : nous étions là depuis plus de trois heures et demi. Le dialogue touchait à sa fin et j'avais tiré toutes mes cartouches.

Il ne restait plus dans le petit local que le prophète, son épouse, sa fille, l'organisatrice de la conférence, un jeune couple de convaincus qui n'avaient eu de cesse d'approuver le prophète et de contredire les contradicteurs, la Jeanne D'arc psychothérapeute finalement totalement convaincue et l'autre contradicteur qui avait lui aussi épuisé toutes ses cartouches : neuf personnes au total, dont seulement à priori trois nouvelles recrues potentielles, ou peut être même une seule, la Jeanne D'arc, vu que le jeune couple approuvait systématiquement et était peut-être déjà adepte. Maigre bilan, mais positif tout de même pour le prophète (hélas).
Je remerciais le prophète d'avoir bien voulu répondre à mes questions, l'assurais que cela avait été très enrichissant et sortais en même temps que l'autre contradicteur tandis que les derniers survivants restaient dans le local, probablement pour s'entre-congratuler.
Une fois un peu éloigné, je remerciais mon combatif compagnon sans qui mes interventions auraient sans doute été beaucoup plus difficiles à assumer. Il me remerciait de même. Heureusement que par le plus grand des heureux hasard nous nous étions retrouvés ensemble à cette causerie.
Au bilan, nous sommes tombés d'accord sur quelques constatations :
Lors de ses conférences, Michel Potay présente une version tronquée de sa biographie mais ce n'est là qu'un détail bénin à côté de ses autres omissions. Il présente aussi, et cette fois délibérément, une version tronquée de ce qui est censé lui être arrivé : Il ne parle que des soi-disant apparitions du christ en évitant soigneusement de parler des apparitions de Dieu.
Michel Potay sait parfaitement que s'il parlait aussi des apparitions de Dieu, cela ferait trop rapidement fuir son auditoire. Si le "sceau des prophètes", Mahomet, n'a jamais commis l'erreur d'affirmer avoir vu Dieu, ce n'est pas pour rien...

Concernant les apparitions du Christ, là encore Michel Potay évite délibérément d'exposer son idéologie, insistant sur la "liberté' qu'est censée apporter la Révélation d'Arès mais sans parler des détails susceptibles d'éveiller la méfiance (comme la demi-dîme au prophète...)

Sa candeur à répéter n'avoir simplement "pas pensé" à faire la moindre photographie ni le moindre enregistrement est en totale contradiction avec son comportement parfaitement rationnel tel qu'il le décrit dans son livre, et tel qu'il le confirme dans ses conférences, ce qui plaide pour un récit inventé, ou enjolivé à partir d'une expérience de type "crise du milieu de la vie" (dont tous les symptômes concordent avec les descriptions des phénomènes surnaturels auxquels il aurait assisté.)

L'absence de mise à disposition du texte gratuitement sur internet est en totale contradiction avec sa mission soi-disant donnée par Jésus, et confirmée par Dieu, de diffuser le message. Par contre, cela est en totale adéquation avec l'hypothèse d'un écrivain qui cherche à vendre un livre. L'absence de traductions dans d'autres langues que l'anglais, après trente ans de diffusion de la version d'origine en français, est là encore en contradiction avec sa soi-disant mission et démontre une volonté exacerbée de pouvoir et de contrôle sur ses adeptes, ce qui est de plus en totale contradiction avec son message de "libération".

Son obstination puérile à affirmer que toutes les traductions qui lui ont été proposées étaient systématiquement "nulles" confirme cette volonté de pouvoir et de contrôle sur un texte qui est son oeuvre, et non celle d'un quelconque Christ, pas plus que de "Dieu".

Sa volonté délibérée de ne pas diffuser à l'avance les lieux et dates de ses conférences n'a pas pour raison son surmenage mais à pour but de limiter au maximum le nombre de ses contradicteurs en ne s'adressant qu'à un public de personnes n'ayant pas eu le temps d'analyser son discours ni de se renseigner à son propos. Ses adeptes ont exactement la même démarche en diffusant date et lieu des conférences de façon massive le plus tard possible afin de, là encore, limiter au maximum les possibilités de se renseigner pour les personnes éventuellement intriguées par le sujet.

L'absence de l'indication du site internet sur les tracts à pour but de contraindre les personnes curieuses à prendre contact directement et individuellement avec les adeptes, par téléphone ou sur rendez-vous, avant même toute possibilité d'être informé par une autre source que les adeptes.

Il s'agit là de méthodes clairement manipulatoires, typiques des sectes où le gourou cherche avant tout à exercer son pouvoir et à gagner de l'argent.
Conclusion :

Comme l'a reconnu la commission parlementaire, les Pèlerins d'Arès sont bien une secte dont le gourou est Michel Potay. Ils professent une curieuse forme d'anarchie : la revendication de la suppression des formes de pouvoir et d'autorité y est inféodée à la reconnaissance de l'autorité de Michel Potay, seul à détenir le véritable sens de la Révélation qu'il est censé avoir reçue de Jésus puis de Dieu. Le développement de cette secte est cependant handicapé par l'étouffante volonté de contrôle qu'exerce le gourou, dont la mentalité et les méthodes sont, en ce début du XXième siècle, toujours celles des années 70. L'emprise despotique et archaïque du gourou des Pèlerins d'Arès empêche les adeptes d'utiliser pleinement leurs compétences, bridant fort heureusement l'extension de la secte en limitant son influence aux personnes les moins aptes à la faire connaître. Entre autre, les traductions du livre fondateur sont systématiquement mises à l'index, empêchant depuis toujours sa diffusion rapide à l'international et de nos jours l'utilisation d'internet est soumise à une telle auto-censure par les adeptes que son emploi en est ironiquement devenu contre-productif.


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Anon
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MessagePosté le: Dim 8 Mar - 18:16 (2015)    Sujet du message: Forum piraté par Anonymous Répondre en citant



Dans Les Sectes en France, on peut lire que le gourou de la Mission d’Arès, Michel Potay, multiplie les conférences annonçant : " un plan de libération pour bâtir une nouvelle civilisation de bonheur, dans l’amour, l’équité, la liberté. " (page 138)
Nous l’avons vu, le discours de la secte, dans la mesure où il prône tout à la fois des notions de liberté, d’indépendance, d’égalité et d’individualité, satisfait d’autant plus l’adepte qu’il répond à " l’obscur et archaïque désir de communion ."
M. Maffesoli proposant de se pencher sur une analyse des discours de tribuns populaires nous fait constater que leur succès n’est dû, ni au programme annoncé, ni à la rationalité de celui-ci, mais à l’écho que ces discours savent provoquer dans l’émotion, les rêves, les espoirs, les frustrations des auditeurs et leur soif d’idéaux. Or, la société idéale n’est-elle pas celle d’une cité sans violence ?
La plupart des groupes sectaires ou, tout au moins, un grand nombre d’entre eux, se réclament de l’amour, de la paix et de la non violence. C’est le " Peace and Love " des années soixante.
Le néophyte qui s’en approche ou qui y entre, y est selon les termes consacrés " bombardé d’amour " ; bombardement auquel il ne peut que succomber, car il s’agit , tout à la fois, d’un instrument de séduction et de captation, véritable montage en vue de forcer la relation ; sans doute peut-on voir là " des proto-relations de capture identitaires. "
Ceci serait suffisant pour montrer à quel point ces groupes sont, selon les termes de P. Baudry, " en proie au fanatisme de la perfection, à l’obsession d’un monde d’égaux délivrés de la mort et de la violence ."
Et pourtant, le terme lui-même de bombardement n’indique-t-il pas à lui seul les corrélations qu’il entretient avec la violence et la guerre ?
Mais, dit J. Bergeret, si la formule " Faites l’amour, pas la guerre " est acceptable sur le mode optatif, ce n’est plus le cas lorsqu’elle se décline sur le mode impératif ; elle peut constituer alors une véritable " provocation au renforcement de la tension violente ." En effet, donner un ordre à quelqu’un n’a jamais été suffisant pour garantir son efficacité et son bien fondé. En l’occurrence, si l’adepte, tenu de s’investir amoureusement, n’est pas capable d’opérer une telle métabolisation sur le plan relationnel, quelle alternative lui restera-t-il face à son impossibilité d’intégrer sa propre violence ? Quels modes de secondarisation s’offrent à lui ?
Le gourou et ses adeptes, en prônant un discours angélique non violent, en voulant nier et gommer la violence, loin de la domestiquer, semblent, au contraire, la provoquer de façon sauvage et destructrice.
R. Girard, évoquant le paradoxe qui consiste à mettre la violence au service de la non violence, écrit que " les conduites religieuses et morales visent la non violence de façon immédiate dans la vie quotidienne, et de façon médiate fréquemment dans la vie rituelle, par l’intermédiaire paradoxal de la violence ."
On le voit, lorsque la violence est niée, et c’est là un élément récurrent dans les mouvements sectaires, elle est, par la même, mise en défi. Ce défi ne peut alors, si l’on suit les thèses de R. Girard, que s’accomplir dans le délit, dans une violence destructrice et maléfique.
La médiation, par une violence à laquelle on a dénié tous ses droits, ne peut plus alors donner accès à la violence fondatrice, telle que nous la caractérise R. Girard.
Or, à propos de ses recherches sur la volonté de pacification actuelle, P. Baudry attire notre attention sur les vertus cohésives d’une " bonne violence " entre frères et soeurs ayant un même projet.
" Le mythe de la violence fondatrice : l’opération dangereuse, transgressive, fonde l’unité du groupe. Elle a également vertu d’initiation ", écrit-il, et de citer " la bande à Manson ."Celui-ci ne disait-il pas à ses adeptes en leur ordonnant d’aller massacrer Sharon Tate et ses amis : " une famille qui commet un meurtre reste unie ."
Dans Utopie et violence, J. Freund cite le cas de J. Galtung, un des membres les plus connus de la Peace Research et de la futurologie, " prêt à combattre la violence structurelle au moyen d’une autre forme de violence ."
Or, dans les sectes, le discours utopique et non violent implique plusieurs éléments majeurs sur lesquels il mérite de s’attarder.
Ce discours utopique est celui de " l’utopie réalisable " grâce à un comportement effectif, individuel ou collectif édicté par la secte afin d’accéder à ce royaume de réalité immanente.
Par là même ce discours semble bien désigner le contraire de ce qui fut pendant longtemps l’acception traditionnelle du terme. En effet, avant ce renversement de signification, l’utopie désignait ce qui, par définition, était irréalisable, de l’ordre de la spéculation ou construction intellectuelle et imaginaire.
Erigée en norme, l’utopie dans son acception de projet réalisable, va alors avoir une fonction déterminante dans le recours à la violence, le seul qui lui reste, l’ " ultima ratio ."
J. Freund écrit : " on comprend dans ces conditions pourquoi l’utopisme a fait association avec la violence, dès lors qu’il estimait que son projet était réalisable ."
Mais cet auteur voir, par ailleurs, dans l’existence de ce couple de force, une raison qui est d’ordre métaphysique. En effet, dans la mesure où l’utopisme entend restituer l’homme dans sa pureté originelle, sa nature première, la violence devient indispensable pour opérer cette transformation et décliner " le paradigme idéalisé de la société future ."
J. Freund qualifie d’explosif le mélange d’utopie et de violence et écrit : " il peut donner lieu à des actes épouvantables, à des tortures et à des tueries, paradoxalement au nom de l’espoir en une vie meilleure, plus sereine et plus harmonieuse ."
La violence alors se pare du masque de la " bonne violence ", puisque elle en sera, en principe, l’ultime manifestation et en clôturera le cycle.


   


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MessagePosté le: Lun 9 Mar - 14:01 (2015)    Sujet du message: Spiritualité Libre Répondre en citant

Anonymous a écrit:
Il y a ceci de commun entre les réseaux sectaires et les réseaux pédophiles, c'est qu'ils sont sans cesse en quête de proies.

Les disciples de la révélation d'Arès ou pèlerins d'Arès, passent leur temps à recruter des proies comme des pédophiles.


  

Les disciples de Michel Potay passent leur temps à recruter des proies comme des pédophiles.

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:54 (2017)    Sujet du message: Spiritualité Libre

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